ENTRETIEN AVEC DANIEL AGNERO, CO-FONDATEUR DE DIKALO

ENTRETIEN AVEC DANIEL AGNERO, CO-FONDATEUR DE DIKALO

''Dikalo n'est pas venu défier Whatsapp''

Dikalo est un réseau social africain qui compte aujourd’hui environ 40000 utilisateurs dans le monde. Comment est née cette application ? Quels sont ses fonctions? Qui en sont les auteurs ? Nous avons rencontré Daniel Agnero, l’un des fondateurs qui nous en livre les secrets.

 Startup Webzine: Présentez-vous  auprès de nos web lecteurs ?

 Daniel Agnero: Je suis M. Daniel Agnéro, Co-fondateur de Dikalo. Je suis un informaticien développeur web, ensuite un informaticien infographiste désigner. Mais j’ai mis en stand-by le côté développeur web pour me consacrer sur l’option infographiste designer.

‘’Voir mes créations appréciées et utilisées me rend fier de moi et booste ma créativité"

Ce qui me passionne le plus dans ce domaine c’est la créativité et la satisfaction. Un infographiste designer est comme un artiste selon moi car ses créations impactent directement ou indirectement  les consommateurs. Le fait de voir mes créations appréciées et utilisées me rend fier de moi et booste ma créativité et me donne plus de motivation pour innover.

SW: Qu’est ce Dikalo ?

D.A: Dikalo est un réseau social africain crée par des africains et peut être utilisé par tous peu importe le continent en mettant en avant la confidentialité, la rapidité et la sécurité. Elle est simple, facile utilisable sur plusieurs supports (ordinateur, portable et tablette). Dikalo signifie message ou nouvelle selon un dialecte camerounais.

‘’Nous avons mis en place Dikalo afin de faire valoir notre identité et de consommer africain’’

 S.W: Comment a commencé l’aventure Dikalo ?

 D.A: L’idée est née suite à un regard sur l’évolution du monde. Nous avons constaté que chaque continent essai via divers canaux de conserver son identité culturelle et essaie même de l’imposer à d’autres continents. Voyant cela, nous avons décidé de créer quelque chose de propre à notre continent et fait par des hommes de ce continent en vue de promouvoir notre culture et nos savoir-faire et savoir être. La plupart des habitants de notre continent consomme plus ce qui vient d’ailleurs que ce qui est produit ici et cela se voit dans divers domaines que ce soit vestimentaire, structurel, industriel et technologique. Mais le domaine qui nous intéresse est le domaine technologique et c’est pour cela que nous avons mis en place Dikalo afin de faire valoir notre identité et de consommer africain.

S.W: A quel type de cible s’adresse cette application ?

D.A: Cette application s’adresse principalement aux peuples africains sans omettre que sa portée doit être internationale également.

S.W: En combien de langue est traduite cette application ?

D.A: Le réseau social Dikalo est traduit en trois (3) langues qui sont : Français, Anglais et Allemand. Il faut noter que d’autres langues africaines seront ajoutées au cours de l’année 2020.

S.W: Dikalo est-elle une application venue défier WhatsApp ?

D.A: Dikalo n’est pas venue pour défier WhatsApp dans un premier temps mais pour démontrer aux yeux de tous le savoir-faire de la jeunesse africaine et mettre à la disposition des africains une application qui leur correspond et qui est représentatif de continent africain.

S.W: Quel mode de financement avez-vous utilisé pour lancer ce projet ?

D.A: Le mode de financement utilisé pour lancer notre projet au début était un financement personnel.

Cependant, dans un souci d’expansion de notre projet nous avons lancé un projet de crowdfunding afin de vendre des parts de la société à toute personne qui le désirerait et il prendra fin au mois de Janvier 2020.

S.W: Avec combien de collaborateurs travaillez-vous aujourd’hui  et quelles sont leurs taches?

D.A: L’équipe derrière Dikalo comporte 4 personnes actuellement qui sont des développeurs web, des développeurs mobiles et un designer.

S.W: Tout entrepreneur a un modèle d’affaire. Quel est le votre et comment faites vous du chiffre avec cette application?

D.A: Notre modèle d’affaire est simple et basique car notre premier objectif c’est de faire du social et faire connaître notre application à de milliers de personnes sur le continent.

Pour le moment nous ne produisons pas de chiffres c’est à partir de 2020 que nous mettrons en place des services qui nous permettrons d’avoir des retours.

‘’Un entrepreneur est celui qui contribue au développement de son continent’’

S.W: Selon vous, quelles sont les difficultés lorsqu’on se lance dans l’aventure d’une startup ?

D.A: Nous avons plusieurs difficultés dont je vais citer quelques-unes :

- Les pertes

- Les dettes

- Les employés insatisfaits

- La concurrence

- L’instabilité du marché

- Faire cavalier seul

- Le facteur stress

Je vous invite à vous rendrez sur mon site https://agneronotes.com/article/quelques-risques-qu-un-entrepreneur-doit-connaitre-avant-de-se-lancer pour avoir plus de détails au cas où !

S.W: Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?

D.A: En tant qu’entrepreneur, je me décris comme celui qui contribue au développement de son continent, qui est un chef d’entreprise motivé, compétent et aussi un créateur d’emploi qui apporte une solution, une réponse de face à un problème.

S.W: Que pensez-vous de l’entrepreneuriat en Afrique ?

D.A: Je pense que l’entrepreneuriat est une solution palliative pour réduire le chômage en Afrique car la fonction publique ne peut pas résorber le chômage.Aussi, entreprendre demande assez de sacrifices sur plusieurs plans. Les dirigeants doivent accompagner les personnes qui veulent entreprendre car on remarque une absence de soutien à ce niveau ce qui ne motive pas les jeunes à entreprendre. Cependant, de plus en plus de jeunes se lancent dans l’entrepreneuriat malgré les difficultés qu’ils rencontrent ce qui est encourageant.

SW: Quel conseil donneriez-vous à une personne qui voudrait faire comme vous ?

D.A: Pour les personnes qui souhaitent faire comme moi je les y encourage mais elles devront s’armer de courage, de patience, de persévérance et d’avoir l’amour de ce qu’elles veulent faire.

"L’entrepreneuriat est une solution palliative pour réduire le chômage en Afrique"

SW: D’après vous quels sont les éléments clés à adopter pour ne pas échouer l’entrepreneuriat ?

D.A: Pour moi les clés à adopter pour ne pas échouer l’entrepreneuriat sont :

Le timing avant tout pour réussir sa création d’entreprise ;

Avoir les bonnes compétences et rester agile ;

Avoir une bonne idée.

S.W: Merci pour cet entretien

2019-11-07 / by / in ,
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